CESAG : Départ annoncé d’une nouvelle cohorte de leaders africains

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Concours d’entrée 2026-2027 | L’école panafricaine de la BCEAO a tenu son point de presse le 28 avril à l’auditorium du YALI. Bien plus qu’un simple lancement de concours, l’événement a révélé les contours d’une institution qui se réinvente pour rester à la hauteur des ambitions du continent.

DAKAR, 28 avril 2026 – Il y avait quelque chose d’inhabituel dans l’atmosphère de l’auditorium du YALI ce lundi soir. Pas la solennité attendue d’un point de presse institutionnel, mais une conviction palpable, celle d’une école qui sait pourquoi elle existe et vers où elle va. Entourée de ses directeurs, Professeure Rosaline Dado Worou Houndekon, Directrice Générale du Centre Africain d’Études Supérieures en Gestion (CESAG), a déclaré officiellement ouverts les inscriptions au concours d’entrée pour l’année académique 2026-2027. Et avec elles, une page supplémentaire d’une histoire qui en compte déjà plus de quarante.


Un dispositif rodé, une scène bien huilée

Le format du point de presse avait été pensé avec soin. Avant que la directrice générale ne prenne la parole, trois cadres dirigeants s’étaient succédé à la tribune, chacun apportant sa brique à un édifice argumentaire cohérent.

Karim Ibrahim Mamadou, responsable de la communication, avait planté le décor : pourquoi le CESAG ? Dr Aboudou Ouattara, directeur des programmes Grandes Écoles, avait déroulé l’offre de formation dans ses moindres détails. Alexis Kouassi, directeur du Budget et des Finances, avait balisé le terrain des modalités financières. Et Sikatin Gnansounou, directeur de l’Administration, avait précisé les règles du jeu du concours. Une chaîne parfaitement assemblée.


L’argument de l’ancrage institutionnel

Dans un paysage africain de l’enseignement supérieur souvent fragilisé par l’instabilité des financements et l’incertitude des accréditations, le CESAG fait valoir un atout de poids : il est placé sous la tutelle directe de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). C’est une singularité qui, dans le discours de Pr Houndekon, n’est jamais citée comme un détail administratif, mais comme une promesse de durabilité.

Ses diplômes, reconnus par le CAMES, sont valables dans dix-neuf pays du continent. Une portabilité qui, en Afrique, reste un luxe pour beaucoup d’établissements. « Étudier au CESAG, c’est ne jamais se fermer une porte », a-t-elle résumé avec la concision d’une femme habituée à convaincre.


Standards mondiaux, réalités africaines

Membre de l’AACSB et de l’EFMD, le CESAG revendique son appartenance au club étroit des business schools répondant aux exigences les plus élevées en matière d’enseignement et de recherche. Plus significatif encore : l’institution a engagé le processus EFMD Deans Across Frontiers (EDAF), démarche structurante destinée à aligner sa gouvernance et ses formations sur les meilleurs standards mondiaux.

Ces accréditations ne sont pas que des labels de vitrine. Elles conditionnent la reconnaissance internationale des diplômes, l’attractivité des partenariats et, in fine, l’employabilité des étudiants. À l’heure où les jeunes Africains regardent de plus en plus vers Dubaï, Londres ou Montréal, le CESAG leur dit : restez ici, l’excellence aussi est africaine.


Le bilinguisme comme projet politique

Ce qui frappe dans le discours de la directrice générale, c’est la manière dont le bilinguisme français-anglais est élevé au rang de projet civilisationnel, bien au-delà du simple avantage compétitif. Dans une Afrique de l’Ouest traversée par des recompositions géopolitiques et linguistiques profondes, former des cadres capables de naviguer entre zones francophones, anglophones et lusophones n’est pas un luxe pédagogique, c’est une nécessité stratégique.

Le concept de cadres Africa-ready et world-ready dit en trois mots ce que d’autres programmes peinent à faire comprendre en cent pages de curricula.


L’innovation comme levier, l’inclusion comme boussole

Du côté de l’offre, la palette est large : licences, licences spécialisées, masters professionnels, MBA. Mais c’est dans les interstices que se révèle l’ambition véritable de l’institution. La formation bimodale, l’intégration transversale du numérique, le programme d’incubateur qui accompagne les projets étudiants jusqu’à leur concrétisation. Autant d’éléments qui dessinent une pédagogie en prise avec l’époque.

Mention particulière au partenariat avec la Fondation SEPHIS, dédié à l’entrepreneuriat féminin et à l’autonomisation des étudiantes. Dans un continent où les inégalités de genre persistent dans l’accès aux études supérieures et aux postes à responsabilité, ce choix ne relève pas de la communication : il relève du positionnement.


Le concours : deux sessions, un monde de possibles

Côté pratique, les candidats ont deux rendez-vous. La première session ferme ses inscriptions le 20 mai 2026, avec des épreuves le 23 mai et une délibération le 28 mai. La deuxième session se tient en juillet, avec clôture des dossiers le 22 juillet et épreuves le 25 juillet.

Les inscriptions se font exclusivement en ligne via www.cesag.sn. Les épreuves, en présentiel, se déroulent dans les directions nationales de la BCEAO au sein de l’UEMOA, dans des centres partenaires de la zone CEMAC, ainsi que dans plusieurs pays francophones, lusophones et anglophones hors zone. Un déploiement continental qui dit, mieux que tout discours, la vocation panafricaine réelle de l’institution.


Une directrice générale qui assume son rôle de voix

Ce qui a peut-être le plus marqué l’audittoire présent et en ligne, présents ce soir-là, c’est le ton choisi par Pr Houndekon dans sa conclusion. Pas celui d’une administratrice récitant ses chiffres, mais celui d’une pédagogue qui croit en ce qu’elle porte.

« Le CESAG est votre maison. Préparez-vous avec rigueur. Croyez en vos capacités. Soyez ambitieux -ses. Nous serons honorée de vous accompagner dans la construction de votre avenir professionnel et de votre destin de leaders africains. »

Dans un monde académique souvent trop discret sur ses propres ambitions, cette adresse directe aux candidats sonne comme un geste rare et nécessaire.


Le CESAG recrute pour l’année académique 2026-2027. Inscriptions sur www.cesag.sn


Article rédigé par Mame Rabietou Ly,

Source: point de presse du 28 avril 2026, Auditorium du YALI (CESAG), Dakar.