Sellal Mbay : Promouvoir l’autonomisation économique des producteurs à travers l’agro écologie et l’accès à l’énergie durable

0
62

Les bénéficiaires du projet Sellal Mbay ont visité la Foire Internationale de Dakar (FIDAK). Le projet, piloté par Enda Tiers monde et mis en œuvre par Enda Energie et Enda Pronat, est co -financé par la Fondation Chrétiens pour le Sahel (CPS) et le MAEE du Grand-Duché de Luxembourg. Il vise à renforcer la résilience des communautés face aux changements climatiques et à améliorer durablement les rendements agricoles et les revenus des ménages.

Modou NGOM, ingénieur agronome et chargé projet à Enda Energie, explique que le projet « Sellal Mbay » est une initiative qui promeut les transitions agro-écologiques et énergétiques pour l’emploi et le climat dans le département de Nioro. « C’est un projet d’une durée de cinq ans qui accompagne les communautés pour renforcer leur résilience face aux changements climatiques et améliorer les rendements agricoles », déclare-t-il.

Les bénéficiaires du projet ont visité la FIDAK pour découvrir les opportunités de marché et les partenariats possibles pour la commercialisation de leurs produits. « Nous sommes là pour permettre aux acteurs de visiter des pratiques innovantes et durables en termes de production, de transformation et de commercialisation des produits horticoles, de savoir ce qui se passe dans le monde de l’entrepreneuriat pour, qu’au retour à leur niveau, de pouvoir appliquer ces initiatives au niveau local », explique Modou NGOM.

Les bénéficiaires du projet ont rencontré des partenaires potentiels, notamment les Chambres Consulaires de Kaolack et de Fatick, pour discuter de la professionnalisation des acteurs et de la commercialisation des produits agricoles. « L’idée c’est d’aller leur présenter le projet, dans un premier temps, et dans un deuxième temps avoir une idée beaucoup plus approfondie sur leur offre de service en termes d’accompagnement des communautés », déclare Modou NGOM.

Le projet vise à promouvoir l’agro-écologie et l’autonomisation des femmes rurales, ainsi qu’à renforcer la résilience des communautés face aux changements climatiques. « Les modèles de fermes rurales mis en place dans le cadre de ce projet dans les communes de Taïba Niasséne et de Paoskoto, constituent des modèles innovants et durables qui prouvent que l’agro-écologie peut nourrir, créer des emplois et lutter contre le changement climatique », déclare Modou NGOM.

Les bénéficiaires du projet sont déterminés à poursuivre leurs efforts pour promouvoir l’agro-écologie à travers l’accès à l’énergie durable afin de renforcer l’autonomisation économique des femmes rurales. « Nous espérons que ce projet permettra de renforcer la résilience des communautés en améliorant les rendements agricoles, les revenus des ménages et la protection de l’environnement », déclare Modou NGOM.

Alassane Ndiaye, de Enda Pronat, explique que l’objectif de cette visite est de permettre aux entrepreneurs agricoles de découvrir les expositions à la foire, de rencontrer d’autres partenaires et de trouver des solutions pour la transformation et la commercialisation de leurs produits.

Alassane Ndiaye souligne que la transformation est un enjeu clé pour les entrepreneurs agricoles de Paoskoto et de Taïba Niasséne. « La transformation joue un rôle très important dans la création d’emplois et dans la valorisation des produits agricoles », déclare-t-il. « Une enquête de discussion, qui a été faite au niveau des États-Unis, montre que les revendeurs, les gens qui arrivent à transformer, gagnent 8 sur 10 par rapport aux producteurs qui fournissent beaucoup plus d’efforts et qui gagnent que 2 sur 10. »

Un modèle de transformation à mettre en place

Le Projet Sellal Mbay vise à mettre en place un modèle de transformation au niveau de la ferme, du village et de la commune. « Ce modèle sera peut-être démultiplié au niveau national », explique Alassane Ndiaye. « L’objectif est de permettre aux producteurs de transformer leurs produits et de les vendre à un meilleur prix. »

Les bénéficiaires du projet ont rencontré des partenaires potentiels à la FIDAK, notamment les Chambres Consulaires de Kaolack et de Fatick, des groupements de femmes transformatrices de produits agricoles, des commerçants et d’autres acteurs. « Il y a pas mal d’informations qui vont permettre à ces fermes que nous accompagnons de se formaliser pour ultérieurement venir, peut-être l’année prochaine, exposer au niveau de la FIDAK pour mieux vendre leurs produits sains », déclare Alassane Ndiaye.

La commercialisation des produits agricoles est un défi à relever pour les entrepreneurs agricoles. « La commercialisation est un défi », déclare Alassane Ndiaye. « Mais nous sommes déterminés à mettre en place un modèle de transformation et de commercialisation qui permettra aux producteurs de vendre leurs produits à un meilleur prix. »

Les bénéficiaires du projet sont déterminés à poursuivre leurs efforts pour promouvoir la transformation et la commercialisation des produits agricoles. « Pour l’année 2026, espérons que tout le monde sera là, sain avec des produits sains », soutient Alassane Ndiaye.

Par Cheikh Seck NDONG